28.01.2010
Peut-on se jouer de Dieu ? Stefan Brijs - Le Faiseur d'anges
Wolheim, une bourgade paisible située quelque part aux confins de la Belgique, de l’Allemagne et des Pays Bas. Un bar, des jours qui manquent d’humeur et de rumeurs… Jusqu’à ce 13 octobre 1984 : le docteur Victor Hoppe, un enfant du pays parti depuis longtemps, revient avec ses trois fils, des triplés qui partagent la même troublante difformité physique. Les rumeurs vont bon train, mais les compétences du docteur font taire les réticences des villageois. Il les soigne tous, et gratuitement, tout en s’occupant avec grand soin de ses trois enfants. Ils semblent s’intégrer. Un temps. Mais le passé du jeune docteur Hoppe revient par flash blacks subtils. Aux gens du village, au médecin devenu adulte… Les enfants développent une étrange maladie. Et vite, le mystère autour de sa descendance s’épaissit…
Nous sommes dans une sorte de thriller médical, avec une vraie bonne composition, qui nous tient en haleine tout au long des 459 pages. Qui est réellement Victor Hope, cet enfant considéré débile à la naissance et qui s’avérera plus tard surdoué mais associable ? Qu’adviendra-t-il des enfants ? Et jusqu’ou peut-on repousser les limites de la vie ? En voilà seulement trois, mais les questions que pose cette lecture sont légion : qu’adviendrait-il si l’on pouvait se cloner, éviter que nos clones héritent nos défauts, qu’ils aient une intelligence supérieure, qu’ils accomplissent ce que nous n’avons pas été capables d’accomplir ? Peut-on se jouer de Dieu ? Le pourra-t-on un jour ? Car bien plus que de clonage, le livre de Stefan Brijs parle du bien et du mal, de la science et de la religion, de la superstition et des préjugés...
Un livre « atroce » et fantastique, d’une vraie écriture romanesque. J’ai aimé.
Stefan Brijs est né dans la province belge du Limbourg, en 1969. Après avoir été longtemps enseignant, il se consacre entièrement à la littérature depuis dix ans. Son roman, traduit en dix langues, a reçu plusieurs prix littéraires aux Pays Bas.
La première phrase:
"Aujourd'hui encore, certains habitants de Wolheim assurent qu'ils ont d'abord entendu les pleurs à trois voix des bébés installés sur la banquette arrière, bien avant le bruit du moteur du taxi qui entrait dans le village".
Stefan Brijs, Le Faiseur d'anges, éditions Héloïse d’Ormesson, traduction Daniel Cunin, 459 pages, 23 euros.
15:42 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stefan brijs, le faiseur d'anges
16.01.2010
Ma copine s'est lancé un nouveau défi...
18:15 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : damien luce, le chambrioleur
12.01.2010
Quel temps fait-il sur mes humeurs?
« Le merveilleux d’une maison n’est point qu’elle vous abrite ou vous réchauffe, ni qu’on en possède les murs. Mais bien qu’elle ait lentement déposé en nous ces provisions de douceur. Qu’elle forme, dans le fond du cœur, ce massif obscur dont naissent, comme des eaux de source, les songes… » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes.
21:49 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antoine de saint exupéry, terre des hommes
26.11.2009
J'aime!
22:02 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jeanne moreau, le tourbillon d ela vie
11.11.2009
Brive 2009 en coup de vent











Interview de Tatiana de Rosnay - Boomerang - Agenda Culturel
envoyé par ventdesblogs. - L'actualité du moment en vidéo.
23:28 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : foire du livre de brive
02.11.2009
Ô, pauvre amoureuse de pays chimériques... (Brive 2007)
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; cœurs légers, semblables aux ballons...
Je viens de relire avec une sorte d’arrière- goût de laryngite mon billet Brive 2007. Mes notes de blog cette année-là étaient naïves mais si enthousiastes que j’ai l’impression d’avoir cent ans aujourd’hui quand je relis.
Alors, je vais retourner à Brive ce week-end.
Je vous raconterai.
J'ai envie de retourner au blog aussi.
Une fois par semaine, j'espère.
Photo: une petite auberge de Aubazine, à 10 minutes de Brive, bon plan pour ceux qui reservent à la dernière minute. Et joli cadre. Bon souvenir 2007.
16:07 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : salon du livre de brive
29.09.2009
"Une fois deux", radiographie d'un coup de foudre
« J’étais dans ce bar et je me suis dit : c’est là que ça commence ». Le bar c’est le O-Paradis à Berlin. La jolie brune qui en parle dans un café de Montparnasse est Iris Hanika, de passage à Paris pour la sortie de « Une fois deux ».
« C’est un livre sur le bonheur, et qui vient du bonheur. Je cherchais un moyen de l’exprimer et j’ai eu le déclic dans ce bar ». Rien de nouveau, la genèse de « Une fois deux » ressemble à beaucoup d’autres. Le thème aussi : une histoire d’amour. Le titre allemand de ce best seller est d’ailleurs « Deux se rencontrent ». Deux qui se rencontrent, comme le début des blagues outre-Rhin : Thomas, l’ingénieur système au physique un peu ingrat rencontre Senta, l’apprentie galeriste fantasque. Coup de foudre, coup de fil et tremblement du temps, la rencontre est scellée en seulement 127 secondes.
« Il n’était pas très romanesque, en tout cas pas en paroles. Plus tard, il ne cessa de lui répéter qu’il n’avait jamais oublié son apparition à elle la première fois, comme son hypophyse s’était mise à gondoler en la voyant, car elle était comme… oui, juste comme elle est. Si belle et si fraîche et si… ah ! Ce fut réglé comme un algorithme, car à peine l’avait-il vue la première fois qu’il l’avait désirée sans que rien d’autre puisse désormais occuper sa pensée. « J’aurais tant voulu te ramener tout de suite à la maison, je n’avais même plus envie de finir ma bière », lui dit-il après deux ou trois rendez-vous chez lui et aussi chez elle. »
Voilà tout ? Euh, non ! Dans un style unique, qui réussit le tour de force d’être suffisamment léger pour ne pas trahir la magie du coup de foudre, et suffisamment précis pour en révéler le potentiel dramatique, Iris Hanika entreprend de décrire par le menu l’aventure de leur apprivoisement mutuel. De balbutiements en hésitations, de malentendus en mésententes, l’écriture cinématographique de l’auteur les suit de près, très près, jusqu’au seuil de la chambre à coucher, mais aussi dans la rue, dans les jardins d’un Berlin réunifié, accompagne cette Senta tout droit sortie du Vaisseau fantôme de Wagner dans ses pleurs quotidiens…
Un peu hystérique, non, votre Senta ? « Peut-être. Mais dans le bon sens du mot. Vous connaissez l’œuvre de Lucien Israel ? Les hystériques ont trop d’amour à offrir, c’en est trop pour un homme, personne ne peut les supporter ; il y a quelque chose de très attachant dans l’hystérie » sourit l’auteur. « Mais ne vous trompez pas, je me suis intéressée autant à l’homme qu’à la femme dans ce livre! On croit que le personnage principal est Senta, mais non, elle est juste plus expansive ».
Voilà pour le coup de foudre. Côté écriture, c’est un roman très original, qui ne cesse de couper son rythme « Quand je m’ennuyais, je changeais de style ». Il en résulte une narration assez classique d’un côté, mais aussi de vrais exercices de style puisque l’auteur intercale des phrases sans ponctuation, des pages empruntées aux pièces de théâtre, aux manuels de psychothérapie, aux encyclopédies, des citations, ou encore des extraits de chansons en anglais ou en allemand. C’est au lecteur, selon sa culture musicale, de les reconnaître ou non car aucune note de bas de page pour l’aider.
Du rythme, un jeu original, une ironie mordante, j’ai lu d’un œil amusé le livre de Iris Hanika sur la plage des Sables d’Olonne en trois jours. J’ai adoré mon thé avec l’auteur au Select. Et j’attends avec impatience le prochain, déjà écrit, qui sortira en Allemagne dans quelques mois. Et très vite en France, j’espère !
Journaliste, traductrice et écrivain, Iris Hanika vit à Berlin depuis 1979. Elle est l’auteur d’un récit, d’un roman, d’un essai sur la psychanalyse lacanienne et d’un recueil de chroniques, et a coécrit un ouvrage artistique, Berlin im Licht : 24 Studen Webcam. « Une fois deux » est son premier livre traduit en français.
« Une fois deux » ed. Les Allusifs, traduit de l’allemand par Claire Buchbinder ; 277 p, 24 euros.
22:27 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : une fois deux, iris hanika, éditions les allusifs
08.09.2009
Albastre dupa amiezi cu soare
Un peu longues ces vacances, n’est-ce pas ?
Corse, Vienne, Budapest, village des noyers, pluies et guêpes, Salzbourg, Metz sous la canicule… me revoilà. Je vole un après midi de plus à l’automne demain, ensuite je reviens au blog pour de bon ! Sourire… Avec l’interview de la Berlinoise Iris Hanika que je vais faire vendredi à Paris, par exemple…
Bonne rentrée à vous !
A samedi,
Ecaterina
22:31 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.07.2009
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Le lendemain matin, après qu’un domestique fut venu m’éveiller et m’apporter de l’eau chaude, quelle joie, pensant déjà au plaisir du déjeuner et de la promenade, de voir dans la fenêtre et dans toutes les vitrines des bibliothèques, comme dans les hublots d’une cabine de navire, la mer nue, sans ombrages et pourtant à l’ombre sur une moitié de son étendue que délimitait une ligne mince et mobile, et de suivre des yeux les flots qui s’élançaient l’un après l’autre comme des sauteurs sur un tremplin !…
C'est pour demain! Bonne fin de semaine à vous aussi!
19:06 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.07.2009
Par principe d’humanité ?
Je n’avais pas prévu d’en parler. Pas le temps. Ce blog est sous perfusion, vous le savez bien. Et puis en rentrant ce soir je découvre sur facebook une photo qu’un inconnu a prise de ma demi heure avec Pierre Péan en forêt de Grasla.
C’était ce matin, il venait d’avoir le prix Charrette pour « Une blessure française ».
J’ai approché l’écrivain-enquêteur avec une certaine appréhension. Je sais depuis la sortie de son livre sur Kouchner que ses rapports avec la presse ne sont pas toujours simples. Je sais aussi que mes questions ont la gentillesse naïve du journaliste de province. Et qu’il ne sera pas évident d’aborder 1793 ; parce que le sujet… parce que la Vendée… parce que le lieu… Nous sommes au Refuge de Grasla, cachette et lieu de prière des guerres de Vendée.
J’avais aimé son livre.
J’ai découvert en Pierre Péan un homme courageux, sensible, et surtout un homme libre.
Sourire…
Je ne l’aurais pas cru.
Cette photo sur facebook , ce soir, me rappelle avec plaisir ces quelques instants. J’ai aimé sa modestie, sincère je crois.
« A Aida,
Une blessure française,
Pour ne pas oublier ces petits gens méprisés pendant plus de deux siècles.
Merci pour votre interview
Bien à vous,
Grasla, le 18 juillet 2009 »
Les petits gens méprisés n’ont pas de nom. Et pour beaucoup pas de tombe non plus.
Dans son livre, ce n’est pas Pierre Péan qui en parle, mais les témoins de l’époque : le général Westermann, soldat discipliné :
« Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ».
ou encore ce médecin, le chirurgien Thomas, qui travaillait dans les différentes geôles nantaises, notamment à l’Entrepôt, la plus grande et la plus sordide de toutes :
« Je trouvai en entrant dans cette affreuse boucherie une grande quantité de cadavres épars ça et là ; je vis des enfants palpitants ou noyés dans des baquets pleins d’excréments humains ; mon âme était brisée. Je traverse des salles immenses, mon aspect fait frémir les femmes. Elles ne voyaient d’autres hommes que leurs bourreaux ; je les rassure, je leur parle le langage de l’humanité, je constate la grossesse de trente d’entre elles ; plusieurs étaient grosses de sept à huit mois… Quelques jours après, je vins revoir ces femmes que leur état rendaient sacrées et chères à l’humanité… Aurai-je la force d’achever ?... Ces malheureuses avaient été précipitées dans les flots. Mais plus j’avance sur ce théâtre de sang, plus la scène devient affreuse… » (…)
C’est toute la force de ce livre. De commencer par ces chapitres forts, par cette épouvantable odeur de mort.
Nous sommes en 1793-1794, la Terreur règne dans les départements de l’Ouest. Des dizaines de milliers de « monstres », paysans et ruraux, pauvres dans leur grande majorité, sont liquidés. Pierre Péan mène l’enquête depuis son village de Maumusson, près d’Ancenis, terre qui lui est chère car celle de ses ancêtres. Et il arrive à établir que ces soulèvements populaires ne sont pas la résistance fanatique de quelques paysans ignares, asservis par une religion et des aristocrates obscurantistes, mais de sortes de précurseurs des mouvements sociaux. Ces soulèvements populaires réagirent, selon Pierre Péan, autant à l’atteinte à la liberté de culte (la constitution civile du clergé) qu’à la paupérisation des campagnes organisée par la bourgeoisie conquérante des villes.
Pour le reste, vous regarderez la vidéo mardi … J
12:10 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pierre péan, une blessure française
15.07.2009
Hubert Monteilhet, Choc en retour
Qu'est-ce que j'ai ramé...
Et encore plus pour réduire à 7 minutes ! :)
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19:42 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hubert monteilhet, choc en retour
03.07.2009
La Roche-sur Yon :)
Au secours, Marcus, la vidéo est sur youtube et complètement décentrée...! :) Comment faire, cette fois, pour remettre tout le monde dans le cadre?
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19:27 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.06.2009
Avec Tatiana de Rosnay et Angèle à Noirmoutier
Vendée : L'Agenda Culturel du mardi 16 juin
envoyé par TVVendee. - Découvrez plus de vidéos créatives.
Et il y a même une version courte...:) Merci, Gregoire !
20:22 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tatiana de rosnay, boomerang, angèle rouvatier, éditions heloïse d'ormesson
15.06.2009
Romantique ou sotte ? Anachronique ou en avance sur son temps ? Malheureuse femme de devoir ou intrigante sans moyen ? Jolie, en tout cas. La duchesse de Berry en Vendée
Un inédit de Alexandre Dumas, retrouvé et publié chez Jean-Paul Bertrand par Claude Ribbe, le biographe du général Dumas me l'a fait découvrir.
« Madame » c’était, pour les monarchistes légitimistes, la manière protocolaire de désigner Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, duchesse de Berry. Au printemps 1832, cette jolie veuve d’un mètre cinquante c’était efforcée, pistolets à la ceinture, de soulever la Vendée, chasser Louis-Philippe et faire reconnaître son fils de 11 ans, Henri V comme roi de France. Avant d’être dénoncée par un traître.
L’histoire est vraie.
Mais la Vendée de 1832 n’est plus celle de 1793 et l’équipée de la jeune aventurière se transforme rapidement en chevauchée romantique et désespérée. En face d’elle, le général Dermoncourt. Les deux adversaires vont apprendre à se connaître, à se respecter, puis à s’estimer. C’est Dermoncourt, d’ailleurs, qui a fourni au jeune Dumas les documents, la trame et surtout sa signature, importante à cause de son rôle dans les évènements. Et garantie d’un gros tirage...
L’auteur en est donc Dumas. « Lui qui a été accusé tant de fois, et non sans malveillance, de ne pas écrire lui-même aura donc commencé sa carrière en rédigeant pour un autre « sourit Claude Ribbe avant de saluer l’intérêt autant historique que littéraire de ce texte de jeunesse « Comment ne pas reconnaître au premier coup d’œil, dans La Vendée et Madame, le style enlevé des Trois Mousquetaires et cette vivacité dans les dialogues, propre à un homme déjà rompu aux techniques du théâtre ? ».
Le récit de La Vendée et Madame s’achève avec son emprisonnement à Nantes. « A d’autres donc, conclut Dumas, le soin de raconter le troisième acte de ce drame, qui a commencé à la Marie –Thérèse et a fini a la Marie-Louise ».
Et pour cause ! La vie de Marie Caroline, princesse de sang chaud est en elle-même un roman ! Orpheline à trois ans, placée sous l’autorité d’aïeux à demi fous, elle s’en échappe à 18 ans pour épouser, sans l’avoir jamais vu, Charles-Ferdinand D’Artois, second fils du futur Charles X. Arrivée au palais de l’Elysée -réaménagé pour eux-, presque sans éducation, parlant difficilement le français et à peine l’italien, l’adolescente va rapidement se transformer en muse du romantisme. Veuve à 27 ans, aventurière la tête échauffée par les épopées de Walter Scott à 34, accouchant en prison à 35 ans d’un enfant illégitime… la vie de Marie Caroline est un roman. Mais pas le sujet de celui-ci, La Vendée est Madame, s’arrête, je le disais, à son non dénouée de charme aventure vendéenne.
"La Vendée et Madame" , préface Claude Ribbe , éditions Alphée, 269 pages, 18,90 euros.
22:53 Publié dans Méli-mélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexandre dumas, la vendée et madame, claude ribbe, éditions alphée
10.06.2009
...!!!
Voilà, l’île d’Yeu c’est beau. Même très, sous le soleil de juin. Mais rentrer sans la moitié des images est moins beau. Même beaucoup moins…! Sur le troisième sujet j’étais censée danser le demi-rond avec un monsieur fort sympathique, à Port Joinville… ( une heure d'itw noyée quelque part sur le chemin de retour ! )
PS Et le premier qui se moque de ma jupe est mort ! Ben oui, pas vu que c’était une de mes vieilles jupes de grossesse ! deux tailles trop grande quand je l’ai enfilée, très tôt le matin, après une soirée fort longue et à quelques minutes de rater le bateau…
22:43 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.06.2009
Joli après midi d'été
Vendée : L'Agenda Culturel du mercredi 03 juin 2009
envoyé par TVVendee. - Regardez plus de courts métrages.
10:21 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.06.2009
Marais
22:06 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.05.2009
Mémona Hintermann
23:13 Publié dans Je travaille? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mémona hintermann, quand nous étions innocents
10.05.2009
Amitiés
Fallait être complètement frappés pour partir hier à Blois. Mais nous le sommes. Heureusement. Car nous avons passé tous les quatre un joli samedi en famille. Mais pour une fois, ce n’est pas de nous que je vous parlerai.
Mais de Christophe, Ondine et Dominique.
Car Blois, c’était pour les voir.
Les cafés littéraires qu’organise Christophe Prenant à Blois s’appellent L’ivre de lecture. Dans le petit salon de thé d’un bouquiniste, au Liber’thés. Chez lui, ce n’est pas bondé de monde, il n’y a ni télés ni photographes, pas de flûtes ni des sacs à main mondains. Pas de micros non plus. C’est une rencontre sincère, une vraie, entre un auteur et ses futurs lecteurs. Car à la différence des Sables, la salle n’a pas lu le livre avant. A l’auteur de convaincre…
Je sirotais mon thé à la menthe en regardant Christophe faire. Avec l’œil de la chargée de comm. Et puis, très vite, j’ai oublié l’ordre, le discours, la salle, l’incessante comparaison avec ce que je fais. Je suis redevenue ce pourquoi j’étais venue, juste une lectrice contente de pouvoir écouter deux auteurs dont j’avais aimé les livres.
J’avais commencé le Pays sans Adultes tranquillement un soir, je l’avais fini les larmes aux yeux pour l’histoire de ce petit Slimane, à 4h du matin. J’en parlais là.
J’ai lu Délit de fuite de Dominique Dyens un dimanche de pluie. Je n’en ai pas parlé ici. Pas eu le temps (la faute à ce nouveau travail freelance qui me vampirise le temps et l’énergie)
Le livre de Dominique est un roman psychologique. Et un thriller à la fois.
C’est l’histoire de Anne Duval, 36 ans, jeune femme indépendante à qui tout semble réussir : elle a de jolies jambes fuselées, une tête bien faite, une carrière brillante dans la publicité, un appartement de bon standing dans le 15 eme, un amant de passage qui ne lui prend pas la tête...
Seulement elle a 36 ans. Déjà. Et aucun homme à aimer ou qui l’aimât encore.Le célibat, avec son lot de larmes et solitudes. Voilà le gros problème de Anne. Qui fera qu’un 3 décembre elle prendra la fuite. Quittera tout. Et commencera à glisser petit à petit dans la folie. « Je suis partie » commentera-t-elle plus tard d’une écriture brouillonne, « parce que ma vie est un néant et que j’en perds la raison ».
S’en suit un thriller qui vous tiendra en haleine jusqu’aux dernières pages… C’est rapide, prenant, tranchant. C’est très bien écrit. Et terriblement universel, car la solitude de Anne Duval c’est la nôtre aussi :
« Alors, Anne se dit qu’elle fait bien de ne pas tourner à gauche en direction de Paris. Si c’est pour mourir demain, son travail, elle le perdra de toutes les façons !A quoi bon rentrer ? Son pied droit appuie sur l’accélérateur. Doucement. Profondément.
Bien sur Anne aurait aussi pu consulter un médecin, un de ceux qu’on ne connaît pas mais dont on remarque la plaque en cuivre sur un mur juste au dernier moment. Elle aurait pu lui avouer qu’elle était fatiguée. Peut-être même aurait-elle osé ajouter dans un souffle qu’elle était déprimée. Il l’aurait auscultée. Elle aurait peut-être alors évoqué son père. Ou peut-être pas.
(…)
Peut-être, à l’issue de ces quinze jours de congé maladie, aurait-elle pu envisager sereinement de vivre seule et aurait accepté son célibat. Peut-être aurait-elle cessé de rêver de cet amant d’une vie qu’on appelle communément un mari lorsqu’il cesse d’être amant.
Elle serait retournée au bureau. Avec un teint plus frais. Moins chiffonné. Moins empreint d’agressivité. De désespoir. De jalousie. D’esprit guerrier. Peut-être serait-elle devenue aimable avec son assistante. Peut-être se serait-elle fait des amis parmi les autres salariés de trust&Money. Peut-être, si le coursier était réaparu, aurait-elle eu le courage de le congédier. Avec affabilité mais fermeté. Sans regret.
Peut-être alors Anne serait devenue une femme entre deux âges. Une femme qu’on ne nomme plus mademoiselle mais qu’intuitivement on n’ose pas encore appeler madame. Elle serait devenue responsable. Un peu terne. Un peu triste. Comme toutes celles qui ont définitivement renoncé au bonheur et dont on ne sait plus si elles sont belles ou laides.
Anne aurait passé ses dimanches après-midi à la Maison des Hortensias. Elle se serait assisse à côté du lit de sa mère et aurait partagé avec elle la boîte de chocolats en regardant Michel Drucker à la télévision. Au bout de quelques mois Anne aurait fini par forcir, son visage aurait un peu gonflé.
Mais un jour, elle aurait croisé dans les couloirs au linoléum vert pâle l’infirmier du premier. Il lui aurait parlé d’une voix douce qui l’aurait fait rougir. A tel point qu’il aurait rêvé de choses inavouables. Elle serait alors venue plusieurs fois dans la semaine. Dans l’espoir de le voir. Peut-être auraient-ils débuté une liaison. Secrète. Adultère. Sans issue. Comme une voie. Qu’il est déconseillé d’emprunter parce qu’elle nous oblige toujours à revenir sur nos pas. C’est du temps perdu, une voie sans issue. Même si la promenade est jolie.
Peut-être aurait-il fallu qu’Anne tourne à gauche et prenne la bretelle d’autoroute qui mène à Paris. C’est comme cela que l’on fait. Même quand rien ne va plus.
Mais Anne a tourné à droite et s’est engagée sur l’autoroute de l’Est, en direction de Metz.
Parce que Anne ne fait jamais rien comme les autres.
Elle a juste besoin de rouler. De mettre une distance de plus grande entre sa vie et l’horizon devant »…
18h00. Déjà ! Je n’ai pas vu les temps passer. J’ai encore en tête la voix de Dominique qui nous lisait l’errance de Anne. Et le sourire chaleureux de Ondine. Elles sont parties à la dédicace de la librairie Labé. Je retrouve Yannick au château et je rentre . Emue. Par l’accueil de Christophe, simple, généreux, touchant, à milles lieues des soirées parisiennes. Par la chaleur de Ondine et Dominique. Par mon mari aussi, qui ne regarde plus comme des ovni mes amis virtuels. Christophe et Dominique sont des amis facebook, Ondine une amie de blog. Mais ce samedi après midi, dans ce petit salon de thé, c’était de la vraie vie.
Le Pays sans Adultes - Ondine Khayat, éditions Anne Carrière, 334 pages, 19 euros
Délit de fuite - Dominique Dyens, EHO, 184 pages, 17 euros
16:06 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cafés litteraires blois, à l'ivre ouvert, dominique dyens, ondine khayat, christophe prenant
09.05.2009
Blois
Faut quand même être bien frappés pour partir à Blois ce matin malgré la pluie et le gros rhume de Marie. Huit heures de route dans la journée… béni soit celui qui a inventé le DVD de voiture…! Cela dit, nous avons, comme souvent les couples mixtes, l’avantage d’avoir des enfants assez nomades. Bébés déjà, ils ont pris l’habitude de traverser l’Europe en voiture pour la Roumanie. Bref.
L’organisateur des rencontres littéraires de Blois m’avait envoyé les billets de train pour accompagner Dominique Dyens et Ondine Khayat aujourd’hui. Deux auteurs dont j’ai adoré les livres. Je parlais du « Pays sans adultes » , là , il y a quelques mois. Je vous parlerai bientôt du Délit de fuite. Au programme : déjeuner avec ces deux auteurs que j’aime, visite du château, café littéraire au Liber’thés, signature à la librairie Labbé. Et surtout, l’occasion de voir comment sont organisés d’autres cafés littéraires car, finalement, je ne connais que les miens.
La pluie et le rhume de Marie nous imposent un petit changement de programme, nous irons seulement au Liber'thés. Pas de châteaux, pas de chambre d’hôte en bord de Loire. Mais si je trouve un appareil photo (merci Eric et Richard de m’avoir fait perdre le mien ! J ), quelques images d’ici lundi.
Bon week-end à vous,
09:40 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





