02.05.2007

Les dés, les cartes, ou la fuite?

Hier soir je suis allée voir Mike. Je n'avais pas trop le moral, et depuis que je prends la blogosphere pour ma psychanalyse, les soirs de spleen je vais lire des choses optimistes. Bien vu! Mike concluait son dernier billet par un mot de Fourier, je crois, qui disait qu'on commence par se dire qu'une chose est impossible afin de se dispenser de la tenter... et elle devient impossible, en effet, parce qu'on ne le tente pas ! Je lui ai dit que moi aussi je me trouve devant un choix impossible.
Il me répond ce matin, du fin fond de son Mexique surchauffé: "Tous les choix sont impossibles, sinon ce serait de simples décisions. A toi de voir si tu préfères passer par les dés, les cartes ou la feuille blanche barrés d'un " pour " et d'un " contre " mais, dans tous les cas, FONCE. C'est le sur-place qui est le plus néfaste".
Tu as raison Mike. Je n'ai toujours pas trouvé ma réponse, mais je vais arrêter le sur place et pars la semaine prochaine avec les filles pour deux mois dans mon village des noyers. Ce sera du coup l'occasion de finir les travaux dans cette vieille maison que ma citadine de mère appelle "La Medeleni". Et je t'écrirai encore de ma terrasse ensoleillée. Peut-être pour te dire que j'ai trouvé le courage de foncer! Merci.

Commentaires

Hello,

je viens de parcourir ton blog, et voilà ce qui suit :

Faf... Faf... comme les "forces armées" quelquechose . Ou le diminutif de fafiots ("papiers" en argot)... à moins que ce ne soit un code secret entre femmes... Presque, mais non, j'avais tout faux : femme au foyer. Ah, pardon...
J'aurai au moins appris ça, sur ton blog, chère Aida : tu es une FAF, et les autres femmes qui t'écrivent aussi. En fait, le monde est peuplé de FAF et je n'en savais rien.

Que dire sur ton blog ? Oh, bien des choses en somme.
Déjà, je ne te savais pas si mordue de littérature.
Ensuite, et surtout, te dire que tu as une écriture qui accroche, vivante, directe. Pas étonnant que ça réponde en face.
Cela va sans doute te surprendre, mais le début des "dés, les cartes, ou la fuite ?" (très bon titre) me fait pensez à du Bukowski (que tu dois détester par ailleurs... Moi, je suis fan.)
Ton texte commence comme ça : "Hier soir je suis allé voir Mike." Hormis une petite faute de français ("je suis allée" é-e, aurait été plus correct, vu que tu es une FAF, féminin), la formule plonge directement le lecteur dans la situation sans davantage d'explication. Tu le prends par la main.
Bukowski est (pour moi) un maitre en ce domaine. Une écriture directe, celle du type de la rue pour le type de la rue, comme toi de la FAF pour la FAF. Voilà la première phrase de The Postman, premier roman du plus grand écrivain alcoolique du XXe siècle : "Ca a commencé par une erreur." Marrant : y'a le même nombre de mots. et surtout, on a envie de quoi : pourquoi ? Pourquoi tu es alléE voir Mike ? Pour ça a commencé par une erreur ?
Je pourrais te remplir ton écran de lignes sur Bukowski...

Revenons à toi : tu as une écriture. C'est un fait pour qui sait lire. Alors je t'engage à poursuivre ces textes, blogs, notes, pensées, psychanalyses personnelles, bulles électroniques... Qu'importe le mot. Ne change rien, sans maniérisme ni je ne sais quoi. Juste toi. Juste du Aïda. En mots. Parce que c'est très bien, tels qu'ils sont.
A +

Ecrit par : R | 09.05.2007

@ Cher R,

Je suis ce soir, tu t'en doutes, une faf très flatée. Et surprise. Te connaissant (est-ce toi ou je me trompe?), je m'attendais plutôt à des critiques. ( En même temps, tu me dis que je ressemble à un alcoolique qui faisait les mêmes erreurs!.. Je rigole, j'ai bien compris, je ne connais pas Bukowski mais s'il existe en bibliotheque en roumanie, je le lirai cette été ).

Qui que tu sois, le R que je connaisse, ou simple coincidance, je te remercie d'être passé par ici.

Ecrit par : ecaterina | 09.05.2007

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