30.11.2007
"Respirer Paris, cela conserve l'âme"...
Je vous préviens, ce billet n'a ni objet ni logique, je m'allonge sur le divan et je psychanalyse cet étrange vendredi 30 novembre à Paris:
Minuit et demi et bien sur, je n'arrive pas à dormir. Avenue Rapp 2.-2. Je regarde le panneau depuis cinq minutes et je vague. Je ne suis pas triste, ou enfin presque, je suis devant cette fenêtre comme une imbécile, je ne sais pas ce que j'ai. Ce sentiment qui m'effleure et puis s'en va...
Je regarde la tour Eiffel, au dessus de l'arbre, et tout de suite le panneau accroché au lampadaire. Avenue Rapp 2.-2. Qu'est-ce que je fais là? Comment je suis arrivée là?
"Respirer Paris, cela conserve l'âme" m'avait écrit ma mère ce matin. Elle cite Hugo, elle sait que j'ai peur de cette rencontre à Paris, mais elle est confiante. Elle est fière, je crois. Elle, que j'ai tant déçue depuis sept ans, est fière de moi ! Je devrais l'appeler pour lui dire que tout s'est bien passé, qu'il y a eu du monde, que les gens m'ont tous dit de choses gentilles. Même la libraire qui m'avait regardée comme une extraterrestre quand je lui avais exposé mon projet de café littéraire.... Mais je ne peux pas l'appeler. Je devrais être joyeuse, lui dire "j'ai réussi" et je ne peux pas. A cause de ce panneau.
En fait j'ai peur. Au lieu de regarder la tour Eiffel qui me sourit, du haut de son arbre, je retourne au panneau...
Je dors chez des amis. Il est éditeur, nous avons parlé livres pendant le dîner... Nous avons parlé de mon stage dans sa maison d'édition il y a douze ans. J'avais vingt ans à peine, le communisme était tombé depuis six ans, ma mère venait de créer la première maison d'édition du département. Elle m'avait envoyé en stage à Paris, elle savait que j'allais reprendre sa maison plus tard, que j'allais lui apporter le regard si neuf, si brillant, de cette France qui la faisait rêver depuis toujours.
Je fus certainement la stagiaire la plus timorée de l'histoire des éditions Frison Roche. Je n'ai jamais repris la boite de ma mère. Mais douze ans plus tard, cet éditeur qui me faisait si peur est devenu un ami qui m'accueille chez lui le soir de ma première signature à Paris.
"Je ne comprends pas ce qui s'est passé, Dominique, pourquoi ces gens sont venus, comment j'ai fait ça". "Ils sont venus parce que tu es modeste et charmante. Il faut continuer, tu as l'enthousiasme, c'est le meilleur moteur".
On a parlé comme ça un long moment, lui l'éditeur transformé en père d'étudiants dans l'air du temps, moi, la Roumaine égarée à Paris...
Oui, j'ai l'enthousiasme. Mais j'ai aussi peur. De ce qui m'arrive. Si vite. Si nouveau. Je devrais être grisée ce soir. Mais je ne le suis pas. En plus la signature (proprement dite) n'a pas eu d'âme. Aux Sables cela avait été magique. A Paris, il n'y a pas eu l'ambiance. Faute de micro sans doute...
Acte 2: à mes nouveau amis
Mais à Paris il y a eu Mandor, Franswa P, Second Flore, Anne Sophie, Elisabeth Robert, Benoit Luciani, Cath, Christine... Il y a eu Gilles Cohen Solal... Et David Abiker qui m'a fait confiance pour la deuxième fois. Je sais que la signature manquait d'âme. Mais ils m'ont dit que c'était bien. Qu'il fallait arrêter de dire que j'étais nulle. C'est très flatteur. Ils m'ont fait confiance et ce serait de la fausse modestie de ma part que de continuer à gemir.
Mais il y a ce maudit panneau !...
Et ce sentiment qui m'effleure et et qui s'en va... Vous savez quoi? En pensant à vous, je me dis que je ne vais pas le laisser s'installer ce soir encore. Je ne regarderai plus le panneau. je ferme les rideaux les yeux accrochés à la Tour Eiffel...
... et je vais me coucher en pensant à vous tous qui étiez là aujourd'hui. J'ai parlé fort, j'ai ri, j'ai caché comme j'ai pu ma timidité sous de grands airs de maitresse de maison qui sait accueillir. J'avais une obligation de résultat: il fallait réussir la signature, vendre les livres, jouer à la chargée de com...
Je crois que ce sentiment qui s'en va et qui revient est pour vous aussi. Pour ne pas avoir pu vous découvrir vraiment, parler sincere avec vous, pas chargée de com en representation à Paris mais ecaterina qui vous lit avec délice tous les jours et qui rêvait (et stressait) tant vous découvrir en vrai.
Je ne l'ai pas fait à fond. Peut-être un jour cette chose étrange que nous les roumains appelons la Providence en se signant (mais oui, archaïques nous le sommes encore), cette chose étrange fera qu'on se retrouve autour d'un verre, sans signature.
En attendant, je vous dédie cette tour Eiffel qui pétille en haut de son arbre.
Je vous ai vampirisés ce soir.
Avide, j'ai pris vos compliments. Ils vont alimenter le "moteur" comme dirait Dominique.
Alors, acceptez ma tour Eiffel en échange. Et qu'elle vous porte chance dans tous vos projets !
23:05 Publié dans Rencontres... | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : Paris, café litteraire





Commentaires
A tous les fans d'Ecaterina, la slave mélancolique, savourez, elle est de retour. La confiance en soi reprend ses oscillations. Le doute domine. D'ici quelques jours, les lecteurs de ce blog pourront de nouveau assister à quelques séquences d'autoflagellation mêlée d'autoconsternation. Autrement dit, avec mes mots pauvres : l'Ecaterina originelle est de retour.
Ecrit par : Ionel | 01.12.2007
@Ionel
Tu m'engueules parce que je n'étais pas là hier soir?
je rigole...
je trouve que ca ressemble plutôt à un compliment?
@à tous
j'ai écrit ce billet hier soir.
Ce soir je lis les votres. C'est vous qui avez raison: c'était super !!
Gardez quand même la tour Eiffel...
Ecrit par : ecaterina | 01.12.2007
Très jolie note. Voilà un compte rendu originale d'une journée qui ne l'est pas moins.
Je ne te répète pas ce que je t'ai dit hier.
Et la prochaine fois, compte sur moi (un peu plus)...
Ecrit par : Mandor, président de la FAPM | 01.12.2007
@François: moi non plus je ne te repeterai pas ce que j'ai mis dans le mail. Mais je le crois fort.
Merci
Ecrit par : ecaterina | 01.12.2007
une vrai page de litterature dans laquelle une mere connait encore des mots de Victor Hugo, moi, je me rapelle de t avoir enseigner le texte la rentree de Anatole France...mais tu est trop jeune de regarder comme ca cachee par une fenetre...il fallait retourner a Paris dans un pub et danser toute la nuit...moi, je le ferai si j arrive une fois a Paris et je peux avoir des amis autour de moi...en tout cas, tu es en train de devenir une vraie ecrivaine,
M V
Ecrit par : mona valceanu | 02.12.2007
@
Ma,
L'ecrivain c'est toi, mais je suis contente que tu aimes mon français. Moi je préfère organiser pour des auteurs, j'adore ça !
Je ne suis pas triste, le blog c'est d ela psychanalyse, je t'ai deja dit. Tu devrais en avoir un, tu comprendrais...
Tu peux voir des photos de la soirée là http://unpieddansleshowbiz.hautetfort.com/archive/2007/12/01/une-histoire-de-choix-et-d-affinites-selectives.html
et là http://elibabeth.typepad.fr/weblog/2007/12/caf-littraire-e.html
Bon, il y a une cigarette, mais je n'ai pas vraiment repris à fumer, ne t'inquietes pas.
Et OK, la prochaine fois tu viens aussi et on va en boite jusqu'à l'aube !
(c'est Y qui va être content...)
Ecrit par : ecaterina | 02.12.2007
Ecaterina, je crois bien qu'elle a raison ta Ma...quelle plume!
Bravo!
Ecrit par : Cathy | 02.12.2007
@ à tous
On tourne en rond là..
Je n'ai plus besoin de compliments, j'en ai eu plein, c'est bon. Et je ne l'ai pas fait pour ca. Vos commentaires me genent...
J'aimerais plutot savoir ce que vous en pensez :
-si vous n'étiez pas là, savoir si ce genre de rendez-vous peut vous tenter, par exemple, dites moi aussi comment vous choisissez les livres que vous lisez etc
- si vous étiez là, dites moi ce qui était bien, ce qui l'était moins. Je ne peux pas m'en rendre compte, j'étais dedans, fatiguée, stressée, tout ca ; mon unique experience de café litteraire était celle de Sables qui était très differente.
Mais j'aime bien faire ca. Comme aux Sables, j'ai tout fait à titre gracieux. Une sorte de benevolat. L'idée me plait: on donne son argent, son sang, son temps aux sans abris, sans papiers, pourquoi ne pas donner un peu de temps aux livres aussi?
Alors parlez moi plutôt du café litteraire...
Ecrit par : ecaterina | 02.12.2007
Ecaterina merci pour ce chocolat littéraire, j'ai écouter sagement (moi!:) David Abiker, pas toujours d'accord avec lui mais heureuse de l'entendre lire son livre.
J'ai aimé l'atmosphére, le brouhaha un peu énorme de toutes ces femmes...
Tu as su nous attirer avec un bon livre, un bel auteur.
Pour le prochain toi, tu verrais qui? Car j'imagine bien que tu vas très vite renouveler l'exploit!!
Ecrit par : Elisabeth Robert | 02.12.2007
Coucou, tu es pleine de courage, et c'est beaucoup. Je suis sûre que c'était bien, même si ce n'était pas comme une "première fois"...je veux t'envoyer bientôt un mail plus long, j'ai besoin de tes lumières, et j'ai confiance tu vois!
Bises.
Ecrit par : tifenn | 02.12.2007
... et je joins mes compliments aux tiens, à ceux des autres et à ceux qui doivent affleurer avant, en même temps et après le mien.
Je pense avant tout (car avant tout, je pense, évidemment) qu'il fallait oser cette rencontre entre des FAF (à ce propos, faites attention - dans ma culture, FAF signifie "facho" - j'ai mis dix minutes à comprendre qu'il n'en était rien pour vous... et je dois dire que ça m'a rassuré), des bloggeurs (qui ne forment pas un groupe en l'état, mais un ensemble d'individualités) et un type-de-la-télé (ou-de-la-radio-seulement, je ne sais plus, je n'ai plus de télé).
Et franchement, franchement, c'était réussi.
Ecrit par : Franswa P. | 02.12.2007
@Bon, Franswa, je sais bien que j'ai dix ans de plus que toi, mais tu ne vas quand même pas me vouvoyer !!
Merci pour l'info... Moi, pas francaise, jamais su que faf/fachos, la vache! J'ai mis ca partout sur le site de l'asso et pas que...
merci de me le dire!
@Elisabeth ... tout ca parce que tu ne sais pas si j'ai retrouvé la ceinture...
non, disparue... sans doute la preuve que ce n'est pas une ceinture qu'il me faut, mais de seances d'abdos!
@Tifenn
Mes lumieres? Ne te trompe pas, plutôt panneaux gris sous la pluie dans ma tête. Mais je repondrai à ton mail
Ecrit par : ecaterina | 02.12.2007
Ecaterina, continue à avoir de bonnes idées et à organiser des évènements comme ça! Pas pu venir, dommage...
Tu sais, je pense que tu peux trouver beaucoup d'auteurs prêts à intervenir dans tes cafés littéraires. Fais un petit tour dans les forums comme Maux d'auteurs, A vos plumes... ou sur un Blog comme Mot compte double ou sur les sites de petites maisons d'éditions comme l'Iroli. Il y a matière à... Et puis, juste comme ça: j'anime des ateliers d'écriture... ;-)
Ecrit par : EmmaBovary | 02.12.2007
Ah mais non, mais non.
Je ne te vouvoie pas - je vouvoie votre groupe, en fait.
Toi, je te tutoie, tu penses bien !
Ecrit par : Franswa P. | 02.12.2007
Parfait. Tout était parfait. Je n'ai pas vu une personne pleurer ou se lacérer le corps de rage. Je n'ai vu aucun haussement d'épaules dépité, ni entendu de rires moqueur.
Les gens qui étaient là paraissaient simplment heureux. Et ça, on te le doit. Donc, merci. et à très bientôt.
Ecrit par : Benoît FAPM | 02.12.2007
Je suis contente de découvrir ce blog Guermantes.
Je suis contente aussi de voir que le réseau femmaufoyer.net a permis cet évènement et d'en faire un succès, que l'endroit ait tant plu... ar c'est encore une fois prouver que les fafs ne sont pas mononeurones.
Ecrit par : mplr | 02.12.2007
Ecaterina, je viens de lire ta note et les commentaires!
Le soir même, quand l'adrénaline retombe on peut s'autoriser un peu de blues...
Moi j'ai passé un très bon moment et je trouve que tu as réussi quelque chose de très difficile. Il y avait plusieurs groupes qui ne se connaissaient pas et tu as su faire le lien entre tous. Même si tu ne parles qu'une minute à quelqu'un, pendant cette minute tu es présente et chaleureuse.
Aux Sables, il est facile de mobiliser les gens, il n'y a rien d'autre à faire! mais faire venir à Paris autant de monde, tu n'imagine pas le succès que cela représente. Moi, j'ai trouvé qu'il y avait une âme et plein d'amitié (voir notes de Mandor ou Elisabeth Robert). Alors plus de doute, tu es faite pour la com!
A bientôt peut être à Sauveterre?
Ecrit par : anne marie | 02.12.2007
J’ai découvert ton blog à H-2 précises avant que Ta soirée du 30 novembre démarre.
J’ai eu, hélas, trop peu de temps pour me plonger dans tes écrits.
C’est étrange. On ne se connait pas et pourtant j’ai eu une forte envie d’être avec toi par la pensée dans cette soirée. J’ai essayé de le faire !
Sache que je suis très envahie par un sentiment de fierté… que j’ai voulu te partager.
Une « autre roumaine »...
Ecrit par : daniela | 02.12.2007
Respirer Paris, ce soir-là, c'était aussi nourrir son âme de nouvelles belles rencontres. Et ceci grâce à toi. Alors merci encore de ce moment bijou taillé à l'émeraude de tes yeux, Aïda... (et à bientôt, obligé!) (et ta note est magnifique!)
Ecrit par : Kiki | 03.12.2007
En lisant les comptes-rendus de la soirée sur les blogs des participants (et en voyant les sourires sur les photos), ça ressemble quand même à une belle réussite. Félicitations. Je regrette d'autant plus de ne pas avoir pu venir.
Le petit coup de blues qui a suivi (et que tu décris d'une très belle plume) est un peu normal après la tension que tu as dû connaître. J'espère que les commentaires admiratifs des uns et des autres te rassureront et t'encourageront à recommencer. C'est quand le prochain Ecaterina's Café ?
Ecrit par : Seb | 03.12.2007
Très belle note. Comme j'aurais voulu être là, avec vous. J'ai lu vos notes, à tous, Mandor, Babeth... pour ne citer qu'eux. Belle soirée que j'ai vécu aux travers de cos mots. Merci à toi, à vous. Ce sont des moments rares. Tu as organisé ça comme une grande.
Je t'ai croisé sur Facebook, je te recroise ici, j'espère te recontrer un jour pour reprendre cette phrase, citée au hasard des blogs et concernant cette soirée : les blogs, c'est aussi la vraie vie.
Ecrit par : Nath | 03.12.2007
C'est rare mais tu me fais regretter, ainsi qu'Elisabeth d'être provinciale. En plus, je viens de la reconnaitre sur son blog et tu le confirmes ici, Cath était présente avec vous.
Pffuh.
Voilà, je suis aigrie.
Nantes, tu sais où c'est ? ;-)
Ecrit par : Dom | 03.12.2007
Je me joins à Mandor, Kiki, Franswa et Elisabeth pour te renouveller de chaleureuses félicitations. C'était très réussi. J'ai passé un très agréable après-midi en votre compagnie à tous. Mille merci !
A bientôt ?
Ecrit par : Anne-Sophie | 03.12.2007
@Emma Bovary tu ne m'avais jamais dit que tu animais des ateliers d'écriture... je comprends mieux...
@ Franswa Ouf! Parce que là, j'avais l'impression d'avoir pris un sacré coup de vieux ! Rien à voir, mais ne touche pas à tes cheveux.
@Benoit: Monsieur Luciani encore honorée de votre présence. Oui, à très bientôt, j'espere
@mplr merci à toi
@Anne Marie tu es si discrete.. je ne t'ai presque pas parlé! d'ailleurs j'ai l'impression de n'avoir vraiment parlé à personne. Je t'attends pour un café à la maison sans faute quand tu passes aux Sables. J'ai dit sans faute ! La prochaine fois! Promis?
@Daniela mais qui es-tu? dis-moi plus sur toi... multumesc, ma bucur foarte tare d efiecarte data cand un roman trece pe aici. Franceza ta e superba, cu siguranta esti nascuta in Franta?
@Kiki ... tu me fais rougir... mais cela me fait , bien sur, très plaisir. à bientôt, sans faute!
@Seb Je garde encore le souvenir ému de notre rencontre à Brive. Tu es un type super, (là, je peux le dire, mon mari était présent; figures-toi qu'il n'a pas voulu venir à Paris...sans doute voulait -il garder le souvenir d'une seule rencontre, celle de Brive, qu'il avait aussi beaucoup aimé)
J'espere l'on se reverra! Peut-être à Montaigu?
@Nath La prochaine fois il faut que tu viennes ! Car, oui, les blogs, c'est aussi de la vraie vie !!
On s'est croisé sur facebook? Je ne me rappelle plus... veux-tu me poker? pour que je te retrouve?
@Dom Bien fait pour toi! Je t'avais dit de venir... casaniere, va!
Bravo pour le nouveau habillage! Si tu l'arroses, on va peut-être trouver Nantes...
@Anne Sophie C'etait une joie -et un honneur!- de te rencontrer, Miss La Lettrine. A bientôt? Oui, quand tu veux, où tu veux, et avec l'auteur que tu veux...
Ecrit par : ecaterina | 03.12.2007
Eh bien, je vais bientôt avoir la même couleur que la couverture de mon roman, moi !
Pour Montaigu, je suis partant. Je serai aussi ravi de te revoir. Il faut juste que tu me donnes plus de détails pratiques, notamment les dates. Peut-être que j'aurais mon deuxième roman en mains à ce moment là...
Ecrit par : Seb | 04.12.2007
Et peut-être que je ne ferai plus de fautes d'orthographe...
Ecrit par : Seb | 04.12.2007
Bonjour Ecaterina, et félicitations pour ce moment littéraire qui semble avoir été un véritable succès. Qu'il est doux de sortir un peu des sentiers battus pour parler de livres... Merci de toute l'énergie que tu dépenses pour les lecteurs et pour les écrivains. Bises, et à une prochaine j'espère.
Ecrit par : Solenn | 04.12.2007
Non Ecaterina, je ne suis pas née en France. Je te partage ces doux-amers souvenirs du coin de paradis natal.
Comme toi, la lecture de Miorita me plonge encore dans d’étranges nostalgies. *Mais je te préviens, pour moi, les mots s’acharnent à sortir avec autant d’aisance. On est « inégaux » face à la vie :) .
Je suis en France depuis 9 ans, à Lyon. En songeant bien, je crois être là depuis bien plus longtemps que cela (certainement depuis que j’ai sorti cette phrase à ma maman « Maman qu’est ce qu’il y à derrière ces murs fictifs de la ville ? Pour quoi les gens sont toujours tristes ?».
…soupir…
Je suis obligée d’être prosaïque…donc TRES brève ce soir (travail oblige), mais promis, je reviendrai une autre fois.
Avant de te laisser je te dois ceci : Je t’ai connu car un beau jour de vendredi 30 novembre j’ai appris que mon Collègue Sebastien F. écrivait. De fil en aiguille nous avons commencé à parler des choses et d’autres, et il m’en a parlé de toi. Je suis venue sur ton site de suite, où tu m’as emporté avec toi et dans ton cœur (eh oui, te lire c’est comme se plonger dans un bon bouquin).
Puis j’ai vu que c’était vendredi et j’ai regardé l’heure et il était 14h – 30 novembre. Alors, j’ai fortement pensée à toi, car, le peu que j’avais lu sur toi a ouvert en moi une sorte de sensation que j’aurais du mal à t’expliquer – voir l’etoile ci-dessus *. Mais pour quoi tout expliquer ?
A bientôt !
Ecrit par : Daniela | 04.12.2007
@ Seb Je n'ai pas encore les dates exactes de Montaigu, c'est en avril. Je croise les doigts pour ton deuxieme bouquin!
@Solenn Quelle joie de te retrouver encore par ici... Mais tu n'as toujours pas de blog ! J'espere que c'est parce que tu as tant de signatures en ce moment que pas le temps !
@Chere Daniela ,
Ce que tu dis me touche beaucoup, pour tout un tas de raisons... Trop long à expliquer ici, devant tout le monde, pourquoi ... (Mais je sais que tu as compris pourquoi )
Autre chose:
Moi aussi je suis en France depuis sept ans, mais en realité depuis bien plus longtemps. Depuis le temps où ma mère m'enseignait la rentrée d'Abnatole France, ou peut-être même avant?
Dommage que tu n'aie pas un blog.. pour que je te connaisse un peu mieux...
à bientot par ici alors?
Ecrit par : ecaterina | 04.12.2007
Je n'ai rien compris à cette histoire de dîner-signature qui est advenue à Champerret l'autre soir, mais j'ai sérieusement tancé Élisabeth à Franconville pour ne pas m'avoir mis au parfum à temps. Comment vais-je vivre à présent sans connaître les plus beaux yeux que la mélancolie ait amenés à Paris, ceux qui m'ont fait me noyer dans Facebook ?
Vivement le prochain pince-fesses.
Ecrit par : François.m | 05.12.2007
Ecaterina, je retrouve ton blog enfin, j'avais perdu tous mes liens sur le mien, ils sont revenus aujourd'hui ...
Je viens respirer Paris une fois par an, car, oui Victor et ta mum, cela conserve l'âme et la requinque !
Sache que si tu n'avais pas organisé une rencontre littéraire, je ne serais pas venue à la rencontre des FAF, je ne devrais pas le dire, mais connaître les FAF virtuellement sur le forum, c'est suffisant car j'oublie vite les visages et les mélange.
Je suis bien néophyte en tout, et j'ai pris un grand plaisir à découvrir pour la première fois ce genre de manifestation.
David Abiker m'a beaucoup intéressée par ses propos, il dénonce des vérités et des travers de notre société sans méchanceté vulgaire ni agressivité malsaine et superflue, c'est sage, rare et précieux !
Merci à toi que je n'ai , hélas, pas eu le plaisir d'approcher de plus près.
Ecrit par : grillon | 05.12.2007
Ecaterina... en ce qui concerne ce fichu blog, l'idée est là, à me trotter gentiment dans la tête, mais j'en suis toujours au même point : j'ai ouvert un compte sur overblog, essayé deux ou trois bricoles pour comprendre comment ça marche... échec sur toute la ligne. Mais il faut dire que je n'y ai pas touché depuis trois semaines, toujours par manque de temps. Et cette fois-ci, les signatures et interviews n'y sont plus pour rien : j'ai encore des salons le week-end, mais ce sont surtout le boulot, les enfants (leurs innombrables rendez-vous médicaux... grrr...), la maison, la lecture, l'écriture qui me paralysent. Je mène une sorte de quintuple vie, et pour l'instant ce n'est pas parce que les interviews s'espacent que j'ai le temps de plonger la tête la première dans l'informatique. Sûrement pas avant quelques mois, j'en ai peur, et sauf si d'ici là une nouvelle tornade me tombe dessus.
Pas grave, je me régale des blogs des copines !
Ecrit par : Solenn | 05.12.2007
Ecaterina, si le salon est en avril, c’est sûr, mon second roman sera sorti. On en reparlera.
Je souris d’aise en lisant tes échanges avec Daniela. Le Sébastien F. dont elle parle, c’est effectivement moi. J’ai en effet l’honneur d’être le seul à vous connaître toutes les deux. Ça fait d’ailleurs quelques temps que je m’étais dit qu’il faudrait que je vous mette en contact. C’est arrivé. J’en suis ravi.
Si tu permets, j’utiliserai aussi ton blog pour laisser des messages à Solenn (puisqu’elle n’a toujours pas de blog ! Pfff !) et lui dire : « Courage ! Tiens bon ! Et surtout : garde du temps pour écrire ! »
Je dis ça en tant que collègue écrivain, bien sûr, puisque je comprends ce que c’est de vivre plusieurs vies en parallèle, mais je m’exprime aussi en tant que lecteur impatient de lire le prochain Solenn Colléter. (Il me semblait qu’elle n’était pas assez sous pression, alors je lui en rajoute un peu).
Tu me diras que j’aurais pu lui envoyer un e-mail, au lieu d’encombrer ton blog. Mais discuter chez toi, c’est plus sympa. En plus, c’est quand même à cause de toi qu’on s’est vus à Brive. Tu dois assumer ton rôle d’agent de liaison du monde littéraire jusqu’au bout... y compris en accueillant les bavards.
Ecrit par : Seb | 05.12.2007
@Solenn et Seb
Chers bavards, je suis ravie de vous accueillir par ici pour une pause café. Alors, que vais-je pouvoir vous raconter de nouveau depuis Brive? J'ai repris à fumer... (faut vraiment être imbecile pour se remettre à fumer la veille de l'interdiction de la cigarette partout sous peine de guillotinage... guillotinage? pourquoi je mets ca? n'importe quoi ! )
Et Seb, merci d'avoir étré bavard aussi avec Daniela, je sens que c'est une fille super. MERCI de nous avoir fait faire connaissance (virtuelle).
@Francoi M Bienvenue. C'est tout ce que je voue reponderai pour que mon mari ne fasse pas la tête...
@Grillon
Je te lis depuis... ouf... depuis que j'ai un blog? J'adore ton travailo de documentation, tes magnifiques images, et même ce que tu penses du Diable s'habille en Prada... Je voulais t'envoyer un mail ce soir pour te dire que tu es , suite à une decision d'un jury très serieux, gaganante avec Tifenn du concours de la meilleure historie de rentrée sur le blog de l'asso. Je n'ai pas encore ecrit le billet, je n'ai pas encore les photos du "serieux jury", dès que ca vient je mets le billet et t'envoie le livre. Et ca, ce n'est pas parce que tu as dis des choses gentilles par ici...
Ecrit par : ecaterina | 05.12.2007
Et bien, d'abord je te remercie de m'avoir relancée la veille au téléphone car mon internet, ainsi que mon PC (toujours pas arrivé, bien que commandé en ... septembre ... merci Dell !) étaient donc off limits.
Bondie de joie, ma première sortie parisienne après 3 mois de chantier et de travaux à la nouvelle maison ! Une échappée belle, une échappée dorée, comme la couleur de tes yeux !
Une grande récré, et le jour-dit, le plaisir immense de te rencontrer enfin : en chair, en os, en parole, en vibrations, en petits mots lâchés nerveusement, comme pour t'excuser alors que c'est moi qui m'excuse déjà de toutes ces semaines passées loin de tes mots et de ton talent singulier !
Le plaisir de voir Mandor, de rencontrer Gilles et Christine.
Le plaisir de savourer quelques instants, trop courts, trop fugaces, partagés avec des gens que j'admire et que j'aime.
Je reviens à la couleur de tes yeux, petite Ecaterina. Ce doré, un peu vert, un peu bleu. Est-ce une marque de fabrique de ta région du monde ? Cette beauté, et cette grâce dans l'attitude et les gestes, ce charme fou, c'est de là-bas aussi ???
Cet humour qui s'il ne permet pas de vivre, permet de vivre mieux, ça aussi, ça vient des Carpathes, ou bien c'est de l'Ecaterina pur jus ???
Réponds belle amie, et d'ici là, keep hope alive for all of us.
Ecrit par : Cath | 06.12.2007
@Cath je ne peux pas répondre...c'est magnifique...
Ecrit par : ecaterina | 06.12.2007
Ecaterina,
Je fais partie des gens en cage, des gens qui se nourrissent des rêves qui n’ont pas encore accomplis, de ceux qui doivent arborer des sourires élastiques tout au long de la journée, répondre positivement et surtout politiquement correct, prouver qu’ils ont la rage, mais pas la leur, de ceux obliger à courir vite, encore Plus Vite, car on ne peut pas attendre…
Malgré tout, j’ai pris un grand souffle aujourd’hui au travail, pour t’écrire, et, pour la nième fois j’ai été interrompue. Ouf ! Je me dis : Cela ne peut plus continuer comme ca. Faudrait vite que je trouve un moyen de consacrer plus de temps à nos échanges. Je vais essayer bientôt l’email mais si tu as le temps avant moi (demain ?), fais moi signe. Je serais plus que ravie.
Je remercie Sébastien car sans lui, je serais passé à côté de ton âme, tes écrits et tes yeux magnifiques.
Mon histoire pourrait débuter ainsi… « j’ai 35 ans…mes yeux sont marron … ».
Ecrit par : Daniela | 06.12.2007
C'était bien, oui, je te l'ai déjà dit.
Mais je constate que les les groupes sont restés cloisonnés, et c'est dommage.
Les "intellos" toisent les femmes au foyer, et vice-versa.
Chacun groupe se scrute mais ne se rencontre guère (à part 1 ou 2).
Mais ça, ce n'est pas de ton ressort, c'est ... humain ?
Bonne route
Ecrit par : Julou | 06.12.2007
@ à tous: mes amis, mes yeux ont plein de rides! il faisait nuit, vous ne les avez pas vu !
@Daniela je rentre juste de Nantes, longue journée; je suis très contente, très fatiguée aussi, je t'envoie un mail demain !
@Si , Julou, c'était à moi d'aider les groupes à "s'aprivoiser" , j'ai été un peu nulle...
trop stressée, trop preoccupée par la vente des livres, le libraire, ma cigarette...
Je n'ai pas fait le lien , c'est tout, personne n'a snobé. Enfin, je crois...
Ecrit par : ecaterina | 06.12.2007
Coucou ! Ne t'inquiète Ecaterina... T as raison: personne n'a snobbé personne. Moi, qui ne suis pas une vraie FAF pur jus, on m'a même bien accueillie... et j'ai connu des personnes super (je te raconterai private !)
Ecrit par : Karin | 08.12.2007
J'ai plutôt eu l'impression que chacun pouvait aller vers chacun.
Les FAF éraient aux anges de se rencontrer en livre, les blogueurs aussi.
Difficile de tout mêler mais chaque pas a été bien accueilli. Je me suis sentie bien avec chaque personne...
Ecrit par : Elisabeth Robert | 08.12.2007
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