15.09.2008

Le Fiancé de la lune aux Sables le 26...!

Ah bon, vous le saviez déjà? :)

Ce soir, un extrait du livre de Eric Genetet. Parce que je le trouve beau. Et vrai.

"J'avais donné rendez vous à Giannina au jardin du Luxembourg pour une promenade dans les allées, autour du basin, sous les arbres de notre endroit préféré à Paris.
Devant la statue du Marchand de masques je lui avais proposé de vivre avec moi.
Elle y pensait, elle avait accepté instantanément.
Les grandes histoires d'amour commencent dans les parcs, à l'ombre de l'inconscience.
Je sais maintenant que nous étions les disciples d'une grande puissance.
Que nous n'avions pas conscience de ce que nous faisions, de l'enjeu.(...)
......"


Je mets juste un extrait parce que je ne sais pas -encore- comment parler du livre de Eric. Je l'ai découvert avec étonnement fin août, j'ai aimé son histoire d'amour en technicolor. Je ne me souvenais plus combien les premiers baisers étaient irréels. Le Fiancé de la lune me l'a rappellé avec talent. Arno, la quarantaine, toujours entre deux hôtels, entre deux missions, la belle Giannina "une atraction, un grand huit. Visage pâle, perruque rose , comme Scarlett Johansson dans Lost in Translation. Elle avait un petit air de famille avec Anna Karina dans Pierrot le Fou. Sa voix, son détachement, elle était la beauté dui ciel. Mon cinéma". . Quelques textos. Voilà pour le décor. Le reste, c'est du cinéma. Du bon.

904604106.jpgMais je vais l'engueuler aux Sables pour la fin qu'il donne à Arno et Giannina !

Mes quatres lignes ne vous disent rien du livre?
Vous avez raison!
Ci-dessous une critique que j'ai piquée sur le blog EHO ce soir :

Par Daniel RIOT
Il a (avait ?) tout pour devenir un excellent journaliste. Avec cette vertu devenue rare en cette ère du tapage et du verbiage : le sens de l'écoute des autres. Mais il n'est que bon (ce qui est plus que bien)...parce que son horloge intérieure ne marque pas la même heure que celle des montres qu'il faut exhiber pour « réussir » en cette ère de « l'éclat du futile » et des « dérobades endiablées ». Éric Genetet aime trop, « aller au bout de ses rêves ». Et il est sans doute trop « agnomme »-homme agneau- pour cette planète de « l'info » dévorée par les fauves de la « com » ribaude.
Sa nonchalance de dilettante, sa décontraction séduisante, son charme casanovesque masquent une richesse intérieure qui exige d'autres champs de réflexions et d'épanouissement que « l'écume des choses », la vanité du paraître et la superficialité des « rafales de vents »... La vraie liberté est en soi. Sans cesse à conquérir. « Pour n'être que soi, il faut renaître plusieurs fois »
Éric Genetet illustre assez bien cette définition un peu énigmatique de Wiesel: « Le journaliste se définit parce qu'il dit, et l'écrivain parce qu'il tait ». Genetet se révèle écrivain. Un excellent écrivain. Qui sait taire ce qu'il veut dire. Héloïse d'Ormesson a vu et misé juste : « Le fiancé de la Lune » est, davantage que la plupart des succès préfabriqués, la vraie révélation de cette « rentrée littéraire ». Ce qui ne surprendra pas les lecteurs de "Chacun son Foreman"qui fut pour Éric un galop d'essai fort réussi

Ce "Fiancé de la lune" est roman d'amour bien d'aujourd'hui.Mais avec des textos qui restent des textes et, surtout, avec une belle pudeur devenue rare. Par-dessus les moulins, l'exhibitionnisme à la mode, la vulgarité ambiante, l'érotisme charcutier...Oubliée aussi, l'eau de rose et le sentimentalisme à quatre sous. Les mots n'éclaboussent pas le papier : ils le transpercent. La profondeur par la sobriété.Une noblesse recouvrée.
Pas de « poids des mots et de choc des photos » : la justesse des mots, et le sens des images.
« Écrire, c'est aller à l'essentiel », aime dire Wiesel dont le dernier roman (1) est pour moi le chef d'œuvre romanesque de cette rentrée. littéraire. Éric Genetet a su aller à l'essentiel. Ce qui exige bien sûr un « travail qui finit par effacer le travail », comme disait l'exigent Valéry.
Derrière l'histoire, belle et tragique, de ce « singe indépendant » qui, sur fond de jazz, rencontre l'Amour comme il ne l'imaginait plus, la question des questions : à quels jeux joue le « je » dans cette existence où « chaque fleur est une lumière qui va s'éteindre » et où le seul fait d'être « humain parmi les humains » n'a rien de simple ?
« Avant le Nous, il faut un Je ».Évidence. Mais qu'est le Je sans Nous ? « Va jusqu'au bout de tes rêves », Éric. Même si tous les jours et toutes les nuits ont « le goût du danger » Éros et Logos attendent déjà un autre livre de toi.
Suggestion RELATIO-EUROPE
Par Daniel RIOT
*Éric GENETET, « Le Fiancé de la lune , Quand l'amour s'emballe »...Éditions Héloïse D'Ormesson, 123 pages, 15 €, Paris août 2008


PS Demain, "José" de Richard Andieux :)

PPS Eric Genetet et Richard Andrieux / Signature/ le vendredi 26 septembre à 19h30, au Pierrot/ Les Sables d'Olonne


Commentaires

Relax!
Ca va bien se passer.
Il a l'air charmant. En plus!

Ecrit par : Anne | 16.09.2008

Petit salut rapide, je suis toujours sans connexion Internet.
Au fait, pourquoi me demandais-tu l'autre jour si je connais Bartleby ? Je ne connais que son blog :o)

Ecrit par : Loïs de Murphy | 17.09.2008

@Anne
:)
@Lois
Bon courage dans tes cybecafés !
Bartleby:
C'est un type très intéressant. J'ai vu que tu en parlais, du coup je me demandais si tu le connaissais, il est du sud, je crois. Je suis vraiment curieuse de savoir comment il est , en vrai... :)!

Ecrit par : ecaterina | 17.09.2008

Excellent conseil, quelle maturité dans votre article. Pardon pour les fautes éventuelles, n'étant pas francophone, j'ai utilisé Google Translate.

Ecrit par : anglais facile | 13.04.2010

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